Lettre aux lecteurs

Lettre aux lecteurs

Lecteurs, je vous dédie cette lettre…

Lecteurs, les livres hantent vos maisons. Ils accourent dès que votre mémoire les interpelle et se hissent à votre propre ardeur. Ils sont là pour vous susurrer des mots chers en vous mêmes et sont vos compagnons de toujours. Que ne dites-vous pas qu’ils n’aient déjà murmuré à votre oreille. Que ne rêvez-vous pas qu’ils n’aient déjà tracé sur le papier. Que n’inventez-vous pas qu’ils n’aient déjà vécu !

Ces livres semblent à vos yeux s’accorder à vous plaire

Puisque ces écrivains sont des faiseurs de mots, étant donné que ce sont des êtres épris de notre belle langue, alors ils ne cessent de rivaliser de tournures insolentes en nous livrant leurs écrits. Du fait de leurs inversions outrecuidantes et de leur syntaxes audacieuses, ils ont inventé pour notre plus grand plaisir une langue, la leur. Ainsi nous pouvons parler de leur petite musique, reconnaissable parmi toutes les autres. Leur pensée jaillit sous leur plume, nous sommes sensibles à leur formule des mots. Nous comprenons en les lisant que la passion du verbe gouverne tout. À force de contrastes, de variations, et de courbes. À force d’harmonie et de style, ils nous livrent l’état dans lequel ils se trouvaient au moment où ils composaient leurs partitions.

La musique des mots

Comment ne pas entendre leur chant lyrique. Nous voilà entrés dans leurs résonances. C’est pourquoi nous sentons leurs urgences et leurs peines de cœur. C’est à travers leurs histoires immenses que nous attendons avec impatience notre rendez-vous avec leurs personnages. Sans le vouloir et pour l’éternité, ces virtuoses des mots écrits à l’encre de Chine et d’ailleurs se sont inscrits en nous pour toujours.

Cependant, des milliers de fragments de textes, de poésies, et d’épîtres demeurent notre patrimoine littéraire.

“La lecture agrandit l’âme, et un ami éclairé la console.” Voltaire

Il est vrai, notre langue française trouve dans la phrase son sens primitif avec le sujet, le verbe et le complément.

Notre langue française

En effet, la grammaire ne s’invente pas. Par conséquent, une écriture inintelligible rejoint une pensée illisible et pauvre. Étant donné que les auteurs brûlent de leur passion pour l’écriture, ils s’embrasent dans leur détermination à retranscrire leurs émotions de la manière la plus singulière. Ils ont choisi de dépasser la structure initiale et simpliste d’un texte. Ils continuent à employer la formule des mots, et inscrive leur style dans le marbre. Plutôt que de donner raison à la raison. Comment peut-on émettre une telle pensée ?

Toutefois, un auteur raisonnable, cela n’est pas concevable. Les chefs-d’œuvre n’existeraient pas. George Sand, Molière, Francis Jammes, non plus. Victor Hugo, Boileau, Jean de La Fontaine, Verlaine, Rimbaud, Baudelaire … encore moins.

La littérature se logera toujours dans un coin de votre intelligence.

Afin de suivre la trajectoire de la pensée, la littérature agrandit votre âme. Elle cultive votre personnalité et charme votre cœur.

Les livres appellent à la retraite, à l’étude, et à la connaissance. Elle vous révèle la beauté du verbe. Les manifestations de l’âme et de l’Esprit se reconnaissent toujours là où les mots fleurissent bercés par la passion des hommes.

Alors je vous souhaite et pour toujours la lecture en partage et la passion des livres.

Lettre aux lecteurs | Par Martine Amsili janvier 2026